Chaque année, des milliers de personnes voient leur vie bouleversée à la suite d’un accident médical fautif ou non. Derrière chaque dossier, il y a des histoires, des familles, des parcours de soins complexes, des souffrances visibles et invisibles. Mais, avec l’évolution du droit et des référentiels d’indemnisation, une question essentielle demeure : le nouveau barème ONIAM 2025 répond-il réellement aux besoins des victimes ?
Droit de la santé (2014)
Droit du dommage corporel (2015)
? DESU en réparation juridique du dommage corporel (Aix-Marseille, 2016) – mémoire sur la spécificité de l’appréciation médico-légale du handicap invisible chez les victimes de traumatismes crânio-encéphaliques.
Au quotidien, j’accompagne des victimes d’accidents médicaux et leurs proches pour faire reconnaître leurs préjudices et obtenir une indemnisation juste.
L’ONIAM (Office National d’Indemnisation des Accidents Médicaux) vient de publier son nouveau référentiel indicatif d’indemnisation.
Il est en vigueur depuis le 1er juillet 2025.
Il sert de base d’évaluation pour l’indemnisation des victimes d’accidents médicaux, d’infections nosocomiales et d’affections iatrogènes.
Il est souvent suivi par les juridictions administratives et influence l’évaluation des préjudices des agents publics (accidents de service, maladies professionnelles).
Il impacte les pratiques des assureurs, des experts et des avocats.
Revalorisation des taux horaires pour l’assistance par tierce personne : de 16 € à 21 € selon le type d’aide apportée. ??
Suppression du plafonnement des frais d’obsèques et des frais divers des proches : meilleure prise en compte des réalités familiales. ⚰️
Remboursement intégral du forfait hospitalier : mesure de simplification et de justice. ?
Nouvelle participation forfaitaire pour les frais de conseil : 1 500 € pour aider à couvrir les honoraires d’avocat ou d’expert. ?
Même revalorisé, le taux horaire pour l’assistance par tierce personne reste inférieur au coût réel d’une aide professionnelle qualifiée.
Les frais de conseil, plafonnés à 1 500 €, ne couvrent qu’une partie des honoraires nécessaires pour une défense efficace, surtout dans les dossiers complexes.
Le référentiel ONIAM est présenté comme indicatif. Pourtant, il tend à devenir la norme, au détriment d’une individualisation des préjudices.
Or, chaque victime est unique : ses besoins, ses souffrances, son parcours ne peuvent être enfermés dans des barèmes.
Les handicaps invisibles (cognitifs, psychiques, sensoriels) restent difficiles à évaluer et à indemniser à leur juste valeur.
L’appréciation médico-légale de ces préjudices nécessite une expertise approfondie et une argumentation juridique pointue.
Le 31 décembre 2024, le Conseil d’État (CE, 31 déc. 2024, n° 492854 : Lebon) avait rendu une décision très attendue à la suite du recours de l’ANADAVI (Association Nationale des Avocats de Victimes de Dommages Corporels).
Le référentiel ONIAM est uniquement indicatif et non impératif !
Les juridictions et l’ONIAM doivent motiver toute décision d’indemnisation, en tenant compte de la situation particulière de chaque victime.
Même si l’abrogation pure et simple du référentiel n’a pas été obtenue, cette décision marque une avancée vers une meilleure prise en compte de la diversité des situations.
En tant qu’avocate, mon rôle est de :
Analyser votre situation personnelle afin d’identifier tous les postes de préjudice (économiques, personnels, professionnels, familiaux). ?️
Constituer un dossier solide avec pièces médicales, attestations, expertises complémentaires. ?
Argumenter devant le Tribunal ou l’ONIAM pour démontrer que votre préjudice dépasse le cadre du référentiel et obtenir une indemnisation adaptée à votre réalité. ⚖️
Contester les offres insuffisantes et, si besoin, saisir la justice pour faire reconnaître vos droits. ?️
Chaque dossier est unique et mérite une défense sur mesure, loin des barèmes automatiques.
Le nouveau référentiel ONIAM 2025 apporte quelques avancées, mais reste insuffisant pour garantir une indemnisation juste et personnalisée.
La décision du Conseil d’État rappelle que le référentiel n’est qu’un outil indicatif : il ne doit jamais se substituer à l’analyse individuelle du préjudice.
L’accompagnement d’un avocat spécialisé est essentiel pour faire valoir vos droits et obtenir la réparation la plus complète possible.
Si le nouveau référentiel marque une évolution, il ne répond pas encore pleinement aux attentes des victimes, notamment sur l’indemnisation des handicaps invisibles et des besoins spécifiques.
Il est impératif de rester vigilant et de continuer à défendre une approche humaine, individualisée et juste de la réparation du dommage corporel.
Vous ou l’un de vos proches êtes concerné par un accident médical ?
Ne restez pas seul(e) face à la complexité des démarches et des barèmes.
Contactez un avocat spécialisé pour défendre vos droits et obtenir une indemnisation à la hauteur de votre préjudice.
? contactez moi en message privé pour un accompagnement personnalisé !
Ensemble, faisons avancer la reconnaissance des droits des victimes et la justice réparatrice.
Merci de votre lecture et de votre confiance !
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